Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Eva Green, plus «craquante» que jamais
29/12/2009 | Mise à jour : 23:30 |

Eva Green dans le rôle de Miss G, tantôt terrifiante, tantôt séduisante. Crédit photos : Studio Canal
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L'important n'est pas d'être sage C'est d'aller au-devant des dieux !
De Anna de Noailles
Editeur : Buchet Chastel
Parution le : 8 Octobre 2009
ISBN : 978-2-2830-2422-5
EAN13 : 9782283024225
Sélection Rue des Livres
Les Innocentes ou la Sagesse des femmes forme une succession de confidences qui se lisent comme testament amoureux d'Anna de Noailles. Dans une oeuvre essentiellement poétique, il s'agit de son seul vrai recueil de nouvelles. Elle le publie à quarante-sept ans. La part de soi, celle de ses élans de femme, elle s'est essayée à la dire dans ses romans, mais elle est surtout parvenue à la transmettre dans sa poésie. Les quinze textes courts des Innocentes sonnent juste. Succession de pensées intimes, de dialogues imaginés, de lettres jamais envoyées, ces petits contes parlent du trouble, de la passion, de la fidélité, du mensonge et des aveux. C'est féministe avant la lettre. On dirait aujourd'hui : " C'est du vécu. "
Le chef français, 40 ans, seule femme couronnée de trois étoiles par le Guide Michelin pour son restaurant de Valence(Drôme) a obtenu deux nouvelles étoiles pour le nouveau restaurant qui porte son nom au Beau Rivage Palace de Lausanne, à la faveur de l'édition suisse du guide publiée le 17 novembre.
Le Monde du 19 novembre
Photo Wikipédia.
Des chats espiègles, de drôles de diablotins, un homard ubuesque, d'autres bestioles griffues… André Malraux, entre écriture, discours et virées en Asie, et toujours en bonne compagnie, aimait à prendre le crayon pour esquisser ce qui constituera un bestiaire de papier, fantaisiste et poétique. Plus encore, il se plaisait à déposer ses feuilles griffonnées sur le piano de Madeleine. «C'était comme un jeu entre nous», se rappelle-t-elle. Madeleine Malraux ? Oui, la seconde femme de feu le premier ministre de la Culture. Bien moins célèbre que Clara, Louise de Vilmorin ou Josette Clotis, Madeleine a partagé la vie de Malraux un quart de siècle durant. Àgée aujourd'hui de 95 ans, elle a décidé de publier une centaine de dessins inédits sous le titre : L'Univers farfelu d'André Malraux (Chêne), sous la direction de l'écrivain Marie-Josèphe Guers. Elle a même pris la plume pour signer, avec son fils Alain, auteur des Marronniers de Boulogne, une préface à l'ouvrage : «Du chat, il avait le caractère fuyant, les manières d'être énigmatique, secret». Sans compter les coups de griffe… Un appartement cossu dans le quartier huppé de Passy, à Paris. Aux murs, de nombreux dessins de Malraux, mais également des toiles de Fautrier, Braque, Bonnard… Et de nombreuses photos des grands de ce monde, tous côtoyés par le couple : Kennedy, De Gaulle, Stravinsky, Pasternak… Deux pianos à queue trônent dans le vaste salon tendu de jaune crépusculaire. Sur un des pupitres, une partition de Messiaen : «Quatuor pour la fin du temps», pièce écrite pendant la captivité du compositeur au stalag. À l'époque de sa rencontre avec André, Madeleine Lioux est une brillante concertiste. Premier prix de Conservatoire sous la houlette de Marguerite Long, l'amie de Ravel, cette fille de la bourgeoisie industrielle de Toulouse se produit régulièrement. À son répertoire : les grands romantiques et Couperin, que Malraux appréciait.
Ils se voient pour la première fois en 1943 ; elle a 29 ans et vient d'épouser un des deux demi-frères d'André : le journaliste Roland Malraux, qui introduira l'écrivain dans les réseaux de la Résistance. Roland est déporté l'année suivante ; il ne verra jamais leur enfant, Alain. Au même moment, Josette Clotis, la compagne d'André et mère de ses deux fils, Pierre-Gauthier et Vincent, meurt, écrasée sous un train. En 1945, Madeleine rejoint Paris à la recherche de son mari dont elle n'a aucune nouvelle. Comme ces milliers de femmes qui font alors le siège de l'Hôtel Lutetia, où sont rassemblés les rescapés des camps. Malraux se trouve sur le front Est, à la tête de la brigade Alsace-Lorraine. Roland décède quelques jours avant la capitulation allemande.
Établie à Boulogne-Billancourt, Madeleine propose à Malraux de partager sa maison. Elle s'occupera des trois enfants et mettra sous le boisseau sa carrière de soliste. Plus d'un demi-siècle plus tard, elle se souvient : «Deux deuils, deux solitudes, s'étaient rencontrés. Deux âmes se sont liées.» Ils s'épousent au printemps de 1948. Malraux est au faîte de sa gloire. Il est responsable de la propagande du tout nouveau RPF de De Gaulle, premier auteur à être publié de son vivant dans la prestigieuse «Pléiade», son Musée imaginaire rencontre un vif succès. Madeleine pianote quand le temps le lui permet.
Le couple vit ses meilleures années. Malraux lui dédie Les Voix du silence, recueil de réflexions sur l'art paru en 1951 ; elle lui joue les Ballades de Brahms, des opus de Chopin. Avec une émotion retenue, Madeleine évoque ce «personnage multiple qui ne parvenait pas à donner toute sa richesse. Il avait également voulu être peintre, musicien… Il lui aurait fallu plusieurs vies pour s'accomplir totalement». Ils multiplient les escapades à Venise, au Palazzo Gritti, cher à Hemingway.
Si la période ministérielle, de 1959 à 1969, lui fait rencontrer le gotha politique et artistique international, Madeleine se voit réduite au rôle de femme de politique. «Tous ces protocoles, toutes ces réunions, ces dîners de luxe étaient très convenus», se souvient-elle. La relation se délite, précipitée par la disparition tragique des deux fils de Malraux, au début des années 1960. Ils avaient vingt ans à peine : «Pour lui, c'était encore le destin qui frappait. L'équilibre de sa vie en a été détruit.» Quelques années plus tard, fatigué par la vie, rongé par la maladie, il trouve consolation auprès de Louise de Vilmorin. Pour tromper la «douleur extrême» de la séparation, Madeleine part pour New York et renoue avec sa carrière. De Gaulle même la réconfortera dans l'adversité, n'hésitant pas à tancer Malraux : «Le Général était d'une insondable bonté.»
En 1968, elle joue à Carnegie Hall quelques sonates de Mozart avec le grand Isaac Stern : «J'avais changé de vie. Je me sentais bien. Je renaissais sur scène.» De retour à Paris, elle multiplie les prestations. Se replonge dans son péché mignon, Erik Satie et Chostakovitch. Elle n'en néglige pas pour autant ses anciennes amitiés, notamment celle qui la lie toujours avec Florence Malraux, la fille de Clara : «Je me sens un peu comme sa mère.»
Écrire ses mémoires ? Elle ne s'y résoudra pas, femme de clavier et non de plume. Elle gardera pour elle sa traversée du siècle. En septembre dernier, toujours aussi alerte, Madeleine a donné plusieurs récitals Satie au théâtre parisien des Bouffes du Nord. Dans quelques jours, elle part pour le Japon se produire en solo. Au programme de cette amie de l'impératrice : des fantaisies de Bach, Chopin et Mozart… Légèreté et virtuosité, à l'image de sa vie. On ne peut pas être sérieux quand on a 95 ans. Et que la musique n'est que la forme mystérieuse du temps
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/10/09/03005-20091009ARTFIG00017-madeleine-malraux-la-dame-d-espoir-.php
LE MONDE DES LIVRES | 22.01.09 | 11h50 • Mis à jour le 22.01.09 | 11h50
Une sélection de poèmes de Grisélidis Réal, "La Catin révolutionnaire".
Le cimetière des Rois, havre de paix au coeur de Genève, est réservé depuis plusieurs siècles aux grandes familles bourgeoises et à toute "personnalité marquante, ayant contribué par sa vie et son activité au rayonnement" de la ville. Or, le 9 mars prochain, la scandaleuse Grisélidis Réal, morte en mai 2005 à l'âge 76 ans, après une longue carrière de prostituée militante et d'écrivain, y fera une entrée fracassante, comme vient de le décider le Conseil administratif (exécutif) de Genève. Auteur de plusieurs romans - dont Le noir est une couleur (Balland, 1974) -, poèmes, lettres et essais, celle qui considérait la prostitution comme "un Art, un Humanisme et une Science", pourvu qu'elle soit librement consentie, était jusqu'ici inhumée avec le commun des mortels aux alentours de Genève. Elle reposera bientôt aux côtés de Jean Calvin, de Jorge Luis Borges, de l'épistémologue Jean Piaget et de la philosophe Jeanne Hersch, pour ne citer qu'eux. Un souhait que Grisélidis Réal, rongée par un cancer, avait elle-même exprimé, "pour l'honneur des prostituées".
je vous invite à découvrir ma catégorie"Des femmes comme je les aime":
http://www.lauravanel-coytte.com/des_femmes_comme_je_les_aime/
ainsi que les catégories:
ANAIS NIN
BETTINA BRENTANO
FRIDA KAHLO
JACQUELINE DE ROMILLY
SOPHIE MARCEAU(ci-contre, dans son dernier film sorti, "LOLL" dont j'ai parlé ici)
etc. en bas de la colonne à droite.
BONNE FETE A CELLES QUI PASSENT PAR CI.
Ce livre est plus que la simple compilation de poèmes écrits par des femmes, du Moyen Âge à nos jours : c'est un élan du coeur !
Mais cet appel intérieur constitue surtout un véritable plaidoyer, celui qu'un écrivain, femme de surcroît, doit, aujourd'hui encore, prononcer, dans le but de faire découvrir au plus grand nombre de lecteurs contemporains les richesses que recèle – subsistant malgré l'évolution des mentalités – ce « ghetto poétique de la féminitude ».
La galeriste et modèle du sculpteur Aristide Maillol, Dina Vierny, est décédée hier à l'âge de 89 ans.
p.9:"-Bien-sûr,David-mais c'est très difficile d'être deux personnes à la fois, l'une qui veut ne dépendre que d'elle-même, l'autre qui veut ne rien perdre de ce qu'elle trouve si agréable: être aimée,défendue,protégée.
Zelda,"Accordez-moi une valse."
Toutes mes notes "Zelda":
http://www.lauravanel-coytte.com/search/zelda
Jacques Tournier:
La chanteuse américaine de jazz Eartha Kitt est décédée, jeudi 25 décembre, à l'âge de 81 ans d'un cancer du colon dans un hôpital de New York, a annoncé son agent artistique, Andrew Freedman. "Elle était sans aucun doute une artiste de légende et même si je pense qu'il y a pu avoir de nombreuses imitations, elle était l'original", a déclaré M. Freedman.
AFP/MANDEL NGAN
Eartha Kitt avait commencé sa carrière en tant que danseuse à Paris, avec la célèbre troupe de danse de Katherine Dunham.
http://peinturesetpoesies.blog50.com/archive/2008/12/15/m.html#comments(dans mes liens)
Les autres notes de la catégorie "Des femmes comme je les aime":
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Ce volume donne une image riche, nuancée et authentique d'une jeune femme d'exception: non pas une sainte étrangère au monde, mais une personnalité audacieuse et libertine.
amoureuse de la vie, qui tente de dompter des dons intellectuels et artistiques dont le foisonnement anarchique l'entrave. C'est aussi un merveilleux journal intime. la chronique minutieuse et inlassable d'une passion, avec ses moments exaltants et ses crises de jalousie. et en contrepoint des tentatives toujours recommencées pour reconquérir un peu de distance et de sérénité. En outre, ce qu'on n'a jamais dit, Etty Hillesum a beaucoup d'humour et un vrai talent satirique, qui éclate dans le tableau qu'elle brosse de son entourage, même dans les heures les plus tragiques.
crin, cette œuvre nous confronte au mystère d'un cheminement spirituel qui est un refuge sans être un rejet du monde et des hommes, qui semble au contraire être un acquiescement. parfois même un émerveillement, et ce au pire moment de notre histoire.
http://www.decitre.fr/livres/Les-Ecrits-d-Etty-Hillesum.aspx/9782020568333
Editeur : Grasset
Publication :5/3/2008
« C’est cette volonté de lucidité, qu’elle gardera jusqu’au bout, qui rend si douloureux son combat contre elle-même »
'En 1983, les éditions Belfond m'ont proposé de traduire un recueil de nouvelles de Scott Fitzgerald : 'Love Boat'. Vingt-cinq ans déjà. Trois autres recueils ont suivi (cinquante nouvelles) et deux chefs-d' oeuvre : 'Tendre est la nuit' (1985) et 'Gatsby le magnifique' (1996). Traduire ces livres a fini par faire naître entre nous une sorte de familiarité respectueuse qui s'est vite étendue à Zelda, présente à chaque page. Je me suis laissé prendre à l'image brillante d'un couple symbolisant les années d'or de l'immédiat après-guerre. En déchiffrant phrase à phrase les aveux secrets de 'Tendre est la nuit',j'ai compris que ces apparences étaient vaines, qu'il existait entre Scott et Zelda un amour d'autant plus profond qu'il a résisté à de grandes douleurs et à de longs déchirements, qu'accentuaient la schizophrénie de l'une et l'alcoolisme maladif de l'autre.'
Jacques Tournier
Quelqu'un d'un doigt léger m'a touchée à l'épaule.
Je me suis retournée mais il s'était enfui :
Peut-être es-tu celui que je n'espérais plus
Et dont le souvenir confus
Trouble encore quelquefois le miroir de mes songes ?
Ou bien
L'ange gardien de mon âme d'enfant
Alors que résonnait aux jardins du Printemps
Le doux éclat de nos deux rires ?
Je froissais quelquefois tes ailes dans nos jeux,
Blanches ailes au reflet bleu
Comme l'enfantine journée.
Viens-tu comme autrefois, poser mes pieds lassés
Sur la divine échelle où palpitaient les anges ?
Nous la sentions vibrer d'amour pur sous nos doigts,
Mais c'était le temps d'autrefois...
Récit du destin de 5 femmes illustres : Marguerite de Navarre, Marie de Sévigné, Françoise de Graffigny, George Sand et Colette. Toutes ont en commun de s'être servies de la plume pour contester la discrimination qui a marqué la condition des femmes au cours des siècles.
(source Electre)
http://www.lire-a-saint-etienne.org/rencontres/vendredis.html
p.28 : « Des sacs de sable enfermaient les principaux édifices jusqu’à moitié de leur hauteur, ensachaient les danseuses de Carpeaux sur la façade de l’Opéra, (à voir ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Carpeaux)
étouffaient le cri de La Marseillaise sur l’Arc de Triomphe (à voir ici :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc_de_triomphe_de_l'%C3%89toile). »
Vous pouvez lire le chapitre 1 ici :
http://www.irenenemirovsky.guillaumedelaby.com/6_suitefcse_extr.htm
sur le site consacré à Irène Némirovsky :
p.21:Le 3 juillet 1942 : »Décidément, et à moins que les choses ne durent et ne se compliquent en durant ! Mais que ça finisse bien ou mal ! » Elle voit la situation comme une suite de violentes secousses qui pourraient la tuer."
p.21:Le 11 juillet 1942, elle travaille dans la forêt de pins, assise sur son chandail bleu, « au milieu d’un océan de feuilles pourries et trempées par l’orage de la nuit dernière comme sur un radeau, les jambes repliées sous moi. »
p.42 : « Rappelle-toi, dans « Guerre et paix », les petites paysannes qui traversent la route devant la voiture du prince André vont le voir d’abord leur parlant à elles, à leurs oreilles, et la vision du lecteur du même coup s’élève, ce n’est plus qu’un seul visage, qu’une seule âme. Il découvre la multiplicité des moules. »
Paroles: Géo Koger & Henri Varna. Musique: Vincent Scotto 1930
© Editions Salabert
autres interprètes: Alibert (1930), Fred Gouin (1930), Réda Caire (1930), Mathé Altéry , Maria Candido (1959), Zappy Max (1963), Petula Clark (1967), Tino Rossi (1971), Jack Lantier (1981), Viktor Lazlo (2002).
note: De la revue "Paris qui s'amuse"
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On dit qu'au delà des mers
Là-bas sous le ciel clair
Il existe une cité
Au séjour enchanté
Et sous les grands arbres noirs
Chaque soir
Vers elle s'en va tout mon espoir
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Par eux toujours
Mon cœur est ravi
Ma savane est belle
Mais à quoi bon le nier
Ce qui m'ensorcelle
C'est Paris, Paris tout entier
Le voir un jour
C'est mon rêve joli
J'ai deux amours
Mon pays et Paris
Quand sur la rive parfois
Au lointain j'aperçois
Un paquebot qui s'en va
Vers lui je tends les bras
Et le cœur battant d'émoi
A mi-voix
Doucement je dis "emporte-moi !"
J'ai deux amours....
http://www.paroles.net/chanson/16183.1
Un double CD était en nouveauté à la médiathèque; je viens donc de réécouter cette chanson.
p.15 : « Elle (Irène) avait élaboré une technique romanesque qui s’inspirait de la manière d’Ivan Tourgueniev. »
p.16 : »Saint-Pétersbourg est une ville mythique pour nombre d’écrivains et poètes russes. Irène Némirovsky n’y voyait qu’une suite de rues sombres, enneigées, parcourues par un vent glacial montant des eaux corrompues et nauséabondes des canaux et de la Neva.
[…] Tandis que la fusillade faisait rage, Irène explorait la bibliothèque de Des Esseintes, cet officier lettré. Elle découvrit Huysmans, Maupassant, Platon et Oscar Wilde. « Le Portrait de Dorian Gray » était son livre préféré. »
Editeur : Denoël
Publication :30/9/2004
« Les catastrophes passent et il faut tâcher de ne pas passer avant elles, voilà tout. »
Résumé du livre
Prix Renaudot 2004 - Cette parution posthume de 'Suite française', écrit il y a soixante ans, dans le feu de l'Histoire, dépeint presque en direct l'Exode de juin 1940, qui brassa dans un désordre tragique des familles françaises de toutes sortes, des plus huppées aux plus modestes. Avec bonheur, Irène Némirovsky traque les innombrables petites lâchetés et les fragiles élans de solidarité d'une population en déroute. On y découvre aussi en annexe un bouleversant échange de correspondances entre Albin Michel (le seul éditeur qui sera fidèle à Irène) et Michel Epstein, montrant comment ce dernier fit tout pour tenter de sauver sa femme, avant d'être lui-même arrêté et de périr dans les camps.
« On est vieux dans le regard des autres bien avant de l’être dans le sien »
Ni Dieu, ni diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète comme les Celtes le sont si souvent. Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est jurée de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le 'jeunisme' est érigé en valeur et ou 'vieillir est un délit'. Jusqu'au jour où...