Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Rencontre avec Melita Toscan du Plantier

À une semaine du Festival international du film de Marrakech, parcours de cette femme battante
Source: Figaro.fr
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À une semaine du Festival international du film de Marrakech, parcours de cette femme battante
Source: Figaro.fr
LEXPRESS.fr du 13/11/2007
Sylvie Testud
Les choix de Sylvie
Propos recueillis par Géraldine Catalano
Elle ne ressemble à personne et c'est tant mieux. Cinéma, théâtre, télévision et littérature, Sylvie Testud est partout. Confidences d'une passionnée qui ne conçoit sa vie et son métier qu'à toute allure.
Même moi, je m'embrouille», avoue-t-elle en faisant le récapitulatif de son actualité automnale: dans l'ordre La France, de Serge Bozon (sortie le 21 novembre), Ce que mes yeux ont vu, de Laurent de Bartillat (28 novembre), Biographie sans Antoinette, qu'elle interprète en ce moment sur les planches de la Madeleine. Il y a aussi l'écriture du scénario de Gamines, son troisième livre, la préparation du quatrième. Et bien sûr ce Sagan de Diane Kurys, qui fera l'événement l'an prochain sur France 2. Bref, il faudra bien plus d'une Marlboro light pour parler du métier, de la vie, mais aussi d'autres sujets d'importance. Comme ces bottes rouge vermillon qui redonnent des couleurs à une autrement bien grise après-midi de novembre.
Combien de paires de chaussures dans votre garde-robe?
Oh! la la!... Une centaine environ. Je suis une dingue de chaussures. J'en ai des dorées, des argentées, des rouges, des bleu électrique...
Vous vous définissez comme une angoissée. Mais il ne faut pas être peureuse pour affronter Jean-Pierre Marielle au cinéma, Thierry Lhermitte au théâtre, et ressusciter Sagan à la télévision, tout cela en quelques mois...
Je dis souvent, pour rigoler, que je suis la plus courageuse des flippées. Dompter mes peurs, c'est ce qui me fait avancer. Je sais que Sagan, par exemple, est mon plus gros risque de ratage. Je stresse à mort. De toute façon, je stresse dès le premier jour d'un tournage. C'est comme pour un premier rendez-vous, on ne sait jamais si la magie va opérer ou pas. Au théâtre, c'est plus pesant encore: l'édifice est très fragile. On dépend tous les uns des autres.
Et dans la vie, vous gérez comment?
Comme je peux... Cette nuit, par exemple, je vais dormir seule, parce que mon copain et mon fils sont partis en vacances. Je sais que ça va être pénible...
Dans Ce que mes yeux ont vu, Jean-Pierre Marielle, votre partenaire, prétend qu'il ne faut jamais, dans le travail, se laisser déborder par ses sentiments. C'est valable aussi pour le métier d'acteur?
La plupart des acteurs répondront oui. Moi, je me laisse toujours dépasser par mes sentiments, dans mon métier comme dans la vie. Parfois, je me brûle un peu... Ce n'est pas un hasard si j'ai attrapé une pneumonie juste après le Sagan: j'en suis sortie lessivée. Je me souviens aussi des Blessures assassines. J'étais dure, renfermée sur moi-même. A la fin, je n'avais qu'une envie: me maquiller, rire avec mes copines. En fait, c'est une question de volonté. Chez moi, il arrive toujours un moment où la vie reprend le dessus. Où je me dis: «ça suffit!»
Pour lire la suite et voir des vidéos:http://www.lexpress.fr/mag/cinema/dossier/entretiencine/dossier.asp?ida=461488&xtor=RSS-96
La Fille de la chauve-souris, de Nana Mouskouri - Éditions XO, 431 p., 21,90 €.
La troisième édition du Women's Forum se déroule à Deauville.
La romancière britannique, 88 ans, a devancé tous les favoris.
On parlait de l’Américain Philip Roth ou du Japonais Haruki Murakami. C’est finalement à la romancière britannique Doris Lessing que le prix Nobel de littérature a été attribué cette année.
Diana. Chronique intime
Tina Brownéd. Lattès
Une comète nommée Diana (1/4)
Une comète nommée Diana (2/4)
Source: L'express.fr
Considérée comme la plus belle femme du monde dans les années 1950, la star italienne a eu tous les hommes à ses pieds. Pourtant, cette artiste pluridisciplinaire n'en a jamais trouvé un à sa mesure.
15 juin 12:14 - MEXICO (AFP) - Frida Kahlo aurait eu 100 ans cette année: au lieu de cent bougies, le palais des beaux arts de Mexico lui rend hommage avec une exposition extraordinairement complète qui rassemble toutes ses oeuvres majeures et des peintures habituellement éparpillées aux quatre coins du monde.
Auto-portrait de Frida Kahlo exposé au musée del Barrio en décembre 2004
AFP/Archives -
Les deux Fridas", "La colonne brisée" plongent instantanément le visiteur dans l'univers dramatique de Frida Kahlo et la souffrance qui a été la sienne du fait de son handicap après un accident de tramway et 33 opérations chirurgicales.
Les 354 oeuvres, dessins, gravures, lettres de Frida et des photos de l'artiste, de ses proches sont distribuées dans huit salles du vieil édifice art-déco. C'est la première fois qu'on parvient à rassembler le patrimoine des musées mexicains et étrangers et celui des collectionneurs privés.
Le parquet grince sous les pas des milliers de fanatiques ou d'écoliers en uniforme. D'habitude bruyants, les Mexicains observent un silence admiratif quand il s'agit de Frida Kahlo, fierté d'un pays.
"Ce sont les gens qui l'ont rendue célèbre, comme (Pablo) Picasso. Elle appartient au peuple. C'est une icône universelle", commente Juan Coronel, un des organisateurs de l'exposition.
L'exposition visible jusqu'au 19 août, retrace les grandes étapes de sa vie, ce qu'elle qualifie comme ses deux accidents --celui du tramway et sa rencontre avec le peintre muraliste Diego Rivera qui lui sera infidèle--, ses séjours aux Etats-Unis et son engagement politique du côté des communistes.
Une série de dessins "Frida et la fausse-couche" la représentent nue, en larmes, un foetus à côté d'elle, et rappellent ses fausse-couche et son chagrin de ne pas pouvoir avoir d'enfant en raison des séquelles de son accident.
Léon Trotsky (g), accompagné de sa femme Natalia Sedova, est accueilli par Frida Kahlo (3e g) et Diego Rivera lors de son arrivée à Mexico, le 24 janvier 1937
AFP/Archives -
Dans un texte écrit en hommage au peintre, l'écrivain mexicain Carlos Fuentes voit en elle une "Cléopâtre brisée", "Frida est cassée, déchirée à l'intérieur de son corps", ajoute-t-il en soulignant qu'elle était pourtant gaie et enjouée.
Après les autoportraits, une salle est dédiée aux natures mortes, avec une touche de surréalisme, une autre aux photographies, de nombreux clichés sont de son père, Guillermo Kahlo, immigré allemand.
On la voit aussi avec Léon Trotski, qui fut son amant.
Une cinquantaine de lettres écrites à la main ou à la machine à écrire sont suspendues au plafond par des fils. La plupart sont adressées à son médecin et confident Léo Eloesser et commencent par "mon très cher petit docteur" ou "joli petit docteur de mon coeur".
André Breton, qu'elle a accueilli à Mexico, disait d'elle qu'elle était "une bombe avec un ruban autour".
Riche en oeuvres, dont certaines sont présentées pour la première fois, mais du fait d'un montage classique, l'exposition n'a pas le cachet de celle de 2004, pour le cinquantenaire de la mort de Frida.
Lors de l'inauguration de l'exposition mercredi, la politique s'est invitée à la fête. Le président Felipe Calderon a été conspué par des manifestants de gauche qui lui lançaient "Frida était communiste", "si elle était vivante, elle serait avec nous".
Tout au long de l'année 2007, un hommage national est rendue au Mexique à Frida Kahlo (1907-1954), à l'occasion du centenaire de sa naissance, et à son époux Diego Rivera (1886-1957) pour le 50e anniversaire de sa mort.
Le 5 juillet, le Musée Frida Kahlo a présenté quelques uns des "Trésors de la Maison bleue", 22.000 documents inédits (photos, dessins) découverts il y a trois ans, dans la maison de la famille des Kahlo-Rivera.

Scarlett Coten pour Le Figaro
MOHAMMED AÏSSAOUI. Publié le 19 juillet 2007Actualisé le 19 juillet 2007 : 08h22
Chaque jour, une personnalité du monde de la politique, des arts, du sport et de l'économie se confie. Aujourd'hui, la romancière Régine Deforges.
UNE SECONDE à peine. Régine Deforges n'a pas eu à réfléchir bien longtemps quand on lui a demandé quel était son seul regret. Dès la question posée, elle lance : « Ce petit copain que j'ai laissé sur le bord de la route. » Puis, elle enchaîne, comme si elle avait trop retenu ses mots, l'émotion étant perceptible dans sa voix : « J'avais six ans. Nous étions en vacances à Peyrac (dans le Lot). J'avais proposé à ce garçon de faire une excursion avec nous au gouffre du Padirac. Il est venu. Mais il n'a pas pu monter avec nous dans la voiture qui nous emmenait - il y avait trop de monde dans le véhicule. J'aurais voulu qu'il monte avec nous, mais ce n'était pas possible. » C'était en 1942 ou 1943. L'auteur de La Bicyclette bleue ajoute : « Je ne l'ai plus jamais revu. Je n'aurais sans doute pas eu de regret s'il n'avait pas été juif et appartenu à une famille de réfugiés. »
L'étonnant est que, plus de soixante-quatre ans après, elle se souvienne avec autant de précision de cette promesse non tenue. Cela arrive à tout le monde ; et les enfants ont tendance à vite oublier. On a beau lui rétorquer qu'elle n'y était pour rien, elle insiste : « C'est plus qu'un regret, c'est un remords, un sentiment d'abandon, de trahison. » De plus, ce petit garçon n'était pas abandonné, il vivait, réfugié, avec sa grand-mère à Peyrac (qui, elle, n'était pas juive). Et une fille de six ans pouvait-elle s'imaginer ce qui se passait en France et en Europe et sentir à ce point le poids de la culpabilité ? « Oui, même à cet âge-là, même à cette période-là, on avait conscience de ce qui se tramait. D'autant que, lorsque mes parents recevaient des amis juifs chez eux, ils nous disaient « ne dites pas que tel ou tel est venu chez nous ». » On sentait qu'il se passait « quelque chose ».
Si elle ne souvient pas bien de l'année (1942 ou 1943), Régine Deforges raconte aujourd'hui la scène dans les moindres détails : « C'était l'été. Il faisait très beau. Il s'appelait Clovis, il était blond, en habits de dimanche, très bien coiffé, la raie soigneusement mise. Il devait avoir deux ou trois ans de plus que moi. » Elle se rappelle parfaitement avoir insisté pour que ses parents emmènent le garçon avec elle, lui aussi voulant rejoindre la voiture - un moyen de transport rare à l'époque. Sa mère avait même dû descendre pour expliquer au petit que ce n'était pas possible. « Maman s'est alors approchée de lui et lui a dit qu'elle ne pouvait pas l'emmener. Trop de monde dans la voiture : il y avait des adultes, ma soeur et moi. » L'automobile est partie sans le petit garçon : « Je n'ai pas cessé de me retourner, je voyais sa silhouette disparaître petit à petit. Cet épisode m'a bouleversée », dit-elle.
Ces souvenirs lui restent fixés à jamais, comme une photo. En fait, ce qui a blessé l'auteur de Noir tango, c'est davantage ce décalage entre un moment de bien-être promis à ce garçon qu'elle ne connaissait pas et le fait de devoir le laisser tout seul avec sa tristesse. « Depuis, je me méfie de mes enthousiasmes », explique cette mère de trois enfants. Du coup quand elle propose quelque chose de sympathique à des amis, il lui reste toujours un fond d'inquiétude. L'angoisse du bonheur.
Il y a une quinzaine d'années, elle a parlé de Clovis lors d'une émission télévisée dans l'espoir de le retrouver. Quand elle a commencé à l'évoquer, l'auteur du Diable en rit encore n'avait pu retenir ses larmes... Cette collectionneuse de romans noirs est également retournée à plusieurs reprises à Peyrac, à la recherche du moindre indice qui aurait pu la mettre sur la trace de Clovis - elle ne connaissait de lui que ce prénom. Au village, personne ne se souvient de ce petit garçon. La maison de sa grand-mère est à l'abandon.
Elle en a fait du chemin, depuis 1942 ou 1943, la petite Régine. Libraire, éditrice remarquée, romancière populaire, auteur d'une des plus grandes sagas de l'édition française, membre d'un jury littéraire prestigieux (dont elle a démissionné avec fracas), présidente de la Société des gens de lettres, chargée de mission auprès du ministre de la Culture... Tous ces titres ne lui font pourtant pas oublier l'épisode de ce petit garçon privé d'excursion au gouffre de Padirac.
Aujourd'hui, Clovis devrait avoir plus de soixante-dix ans. Et s'il se reconnaissait dans cette histoire, et lui faisait signe ? « Oh ! oui. Ce serait un merveilleux cadeau. Je pourrais lui demander pardon. »
Source:http://www.lefigaro.fr/reportage/20070719.FIG000000146_mon_seul_regret.html
L'Express en ligne du 23/04/2007
Sources d'inspiration, goûts, modèles, personnages qu'elle n'a jamais épinglés... l'humoriste, révélée par l'émission de télévision On n'est pas couché, nous dit tout.
Source:http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=398
Atteinte d’une grave pneumonie, Frida Kahlo s’éteignit dans la nuit du 13 juillet 1954, sept jours après son quarante-septième anniversaire. Les derniers mots de son journal furent « J'espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir… Frida » pourtant en travers de son dernier tableau, peint juste avant de mourir, elle a écrit : « Viva la Vida » (Vive la Vie). Elle fut incinérée le 14 juillet comme elle le désirait. « Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! ». Ses cendres reposent dans sa maison a Coyoacan, connue comme "La Casa Azul" (La maison bleue), sur son lit, dans une urne qui a la forme de son visage.
A Monaco, une exposition retrace la vie de l'actrice devenue princesse. RETOUR EN IMAGES sur un destin exceptionnel.
http://www.lefigaro.fr/culture/20070711.WWW000000342_la_saga_grace_kelly.html
et de son association AHPAE pour les animaux errants ici (dont je vous ai déjà parlé):
http://animauxmaroc.skyrock.com/
parle de la 2 e édition de mon recueil de poèmes
(en vente sur:http://www.e-monsite.com/ecritureenvrac/rubrique-1082657.html)
et je l'en remercie:http://chezmonette.hautetfort.com/archive/2007/07/10/un-peu-de-pub-pour-laura.html#comments
Allez voir son site où il y a ses très belles peintures, des quizz, des infos culturelles, ses poèmes, etc.
Allez chez Monette:http://chezmonette.hautetfort.com/
Une de ses oeuvres
Reportage photo sur:http://www.lexpress.fr/info/quotidien/24himages/
Vingt ans après sa disparition le 3 mai 1987, Paris rend hommage à la chanteuse Dalida, à l’occasion d’une grande exposition (jusqu'au 8 septembre 2007), la première jamais consacrée à cette artiste. Images de la transformation de la jeune Yolanda Gigliotti, Miss Egypte aux cheveux de geai et aux yeux bordés de khôl, en Dalida, sirène blonde gansée de strass, et reine incontestée des shows et du disco
Source:http://www.linternaute.com/sortir/cinema/romy-schneider-25-ans-deja/rencontre-avec-visconti.shtml
Source:
http://www.linternaute.com/femmes/people/les-stars-sur-les-marches/elegante-sophie-marceau.shtml
« Danielle Darrieux, une vie de cinéma » - La comédienne, qui vient de fêter son quatre-vingt-dixième anniversaire, a accepté de se livrer à Anne Wiazemsky. Un moment rare.
| Ecrivain et journaliste française Née à Paris le 01 septembre 1925 | |
| Madeleine Chapsal Citations « Lire est le propre de l’homme. » - Extrait du site internet Lire et faire lire.com
" Lire donne l'occasion d'aménager très tôt sa solitude intérieure. Elle devient alors source de plaisir, de bonheur, de richesse, au lieu d'être vécue comme un cachot, un malheur, une pénitence." (Oser écrire) | |
« Ce qu'on appelle le monde réel, dans lequel les hommes prétendent vivre... »
Caroline von Günderode I780-1806)
Il te faut redescendre, disait-elle à Bettina Brentano, dans le jardin enchanté de ton imagination, ou plutôt de la vérité, qui se reflète dans l’imagination. Le génie se sert de l’imagination pour rendre sensible par la forme ce qui est divin et ce que l’esprit de l’homme ne saurait comprendre à l’état idéal. Oui, tu n’auras d’autres plaisirs dans ta vie que ceux que se promettent les enfants par l’idée de grottes enchantées et de fontaines profondes. Quand on a traversé ces murailles, on trouve des jardins fleuris, des fruits merveilleux, des palais de cristal, où résonne une musique jusqu'alors inconnue, où les rayons du soleil forment des ponts par lesquels on arrive jusqu'au centre de l'astre. Ce qui est écrit dans ces compositions deviendra pour toi une clef avec laquelle tu ouvriras peut-être des royaumes inconnus. C'est pourquoi n'en perds rien, et ne te défends pas de l'envie d'écrire; mais apprends à penser avec douleur, car sans cela jamais le génie ne naît à la vie de l'esprit; quand il se sera fait verbe en toi, tu jouiras de l'inspiration."»
« Beaucoup apprendre, beaucoup comprendre par l’esprit, et mourir jeune ! Je ne peux pas voir la jeunesse m’abandonner », disait-elle encore.
Bettina Brentano à Caroline Von Günderode :
« Vis, jeune Günderode, ta jeunesse, c'est la jeunesse du jour, l'heure de minuit la fortifie, les étoiles te parlent et te promettent que si tu élèves vers elles ton esprit elles se lèveront en choeur, brûlantes de joie, et accompagneront de leur chant enflammé l'entrée de la nouvelle année... ... N'abandonne pas les tiens, ni moi avec eux. Aie foi dans ton génie, afin qu'il grandisse en toi et règne sur ton coeur et ton âme. Et pourquoi désespèrerais-tu?... Comment peux-tu pleurer ta jeunesse? Je ne peux pas supporter tes divagations sur la vie et la mort... ».
Virginia Woolf (25 janvier 1882 - 28 mars 1941) est une femme de lettres britannique et une féministe. Pendant l'entre-deux-guerre, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre du Bloomsbury Group.
Biographie
Née Adeline Virginia Stephen à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Princep Duckworth (1846–1895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société.
Les parents de Virginia étaient tous deux veufs lorsqu’il se marièrent, ainsi leur maison regroupait les enfants de trois mariages différents. Les enfants de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth: George Duckworth (1868–1934); Stella Duckworth (1869–1897); et de Gerald Duckworth (1870–1937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray : Laura Makepeace Stephen qui fut diagnostiquée handicapée mentale et vécut avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa Stephen (1879–1961); Thoby Stephen (1880–1906); Virginia et Adrian Stephen (1883–1948).
Sir Leslie Stephen était un écrivain, un éditeur et un alpiniste éminent. Ses liens avec William Thackeray (veuf de la fille aînée de Thackeray) montrent que Virginia Woolf fut éduquée dans une atmosphère influencée par la communauté littéraire victorienne.
Henry James, George Henry Lewes, Julia Margaret Cameron (une tante de Julia Duckworth) et James Russell Lowell, qui fut le parrain de Virginia, faisaient également partie de ses connaissances. Julia Duckworth Stephen entretenait en outre de nombreuses relations. Descendante d’une suivante de Marie Antoinette, elle était originaire d’une famille célèbre pour les beautés qui la composaient et qui laissèrent une trace dans la société victorienne en tant que modèles des peintres préraphaélites et des photographes de l'époque. Outre ces influences, Virginia avait accès à la vaste bibliothèque de son domicile du 22 Hyde Park Gate, qui lui permit de découvrir les classiques et la littérature anglaise (à la différence de ses frères qui suivirent une éducation traditionnelle).
Dans ses mémoires, ses souvenirs d’enfance les plus vifs ne sont pourtant pas à Londres, mais à St Ives en Cornouailles où sa famille passait tous ses étés jusqu’en 1895. Les souvenirs de vacances en famille, les impressions laissées par le paysage et le phare Godevry (Godrevy Lighthouse), furent des sources d’inspiration notables de ses romans, en particulier "Voyage au Phare" ("To the Lighthouse").
La mort de sa mère, décédée de la grippe, et celle de sa demi-sœur Stella deux ans plus tard, entraînèrent Virginia dans sa première dépression nerveuse. La mort de son père en 1904 provoqua son effondrement le plus inquiétant, elle fut brièvement internée.
Les spécialistes actuels estiment que ses dépressions et les périodes récurrentes de déprimes étaient aussi dues aux abus sexuels dont elle et sa sœur Vanessa furent victimes de la part de leurs demi-frères George et Gerald (auxquels Woolf fait allusion dans ses essais autobiographiques "A Sketch of the Past" et 22 Hyde Park Gate).
Les diagnostics modernes parleraient de trouble bipolaire, une maladie qui aurait marqué sa vie et son œuvre et conduite peut-être au suicide.
Après la mort de son père (Sir Leslie Stephen, rédacteur et critique littéraire) en 1904 et sa seconde dépression nerveuse, Virginia, Vanessa et Adrian vendirent le 22 Hyde Park Gate et achetèrent une maison au 46 Gordon Square dans Bloomsbury. Ils y firent alors la connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Saxon Sydney-Turner, Duncan Grant et Leonard Woolf. Ils formèrent ensemble le noyau du cercle d'intellectuels connu sous le nom de Bloomsbury Group.
En 1941, Virginia Woolf se suicide. Elle remplit ses poches de pierres et se jette dans la rivière Ouse, près de sa maison de Rodmell. Elle laisse une note à son mari : « J'ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m'as donné le plus grand bonheur possible... Je ne peux plus lutter, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. »
« Notre affaire, c’est d’allier des mots anciens dans un ordre nouveau, afin qu’ils survivent et qu’ils créent la beauté, qu’ils disent la vérité. » (Conférence, avril 1937.)
« Je sens qu’en écrivant je fais ce qui est beaucoup plus nécessaire que tout le reste. » (Instants de vie.)
« Tuer l’Ange du Foyer fait partie des tâches de la femme écrivain. » (Les Fruits étranges et brillants de l’art.)
http://www.magazine-litteraire.com/dossiers/dos_437.htm
Le peintre voyageur et ancien navigateur Titouan Lamazou parcourt le monde, depuis 2001, à la rencontre de femmes au parcours insolite et destin remarquable. Titouan les a dessinées et photographiées, livrant ainsi une galerie de portraits révélateurs de l'évolution de nos sociétés.
Elles vivent seules ou en famille, sont d'âges, de cultures et de milieux différents. Chacune des femmes choisies par Titouan Lamazou sur les cinq continents témoigne de préoccupations communes, exprimées pourtant avec une infinie diversité.
Des portraits uniques où, tandis que l'artiste esquisse dessins et aquarelles, l'interviewée lui raconte sa vie, ses envies, ses espoirs. Des histoires souvent marquées par les drames, comme celle de Kobra, en Afghanistan, qui a dû fuir les talibans et vu mourir sa fille à cause du froid ; et de Sodkhiya, en Palestine, mère de douze enfants qui doit subir chaque jour les humiliations et les violences des soldats israéliens.
Des femmes courageuses qui ont appris à lutter pour survivre, comme Siti, en Indonésie, seule femme docker à Jakarta, qui a quitté sa famille à l'âge de 8 ans ; ou comme Tiané, au Brésil, qui triait depuis l'âge de 11 ans les déchets sur une décharge publique de Rio avant d'être repérée par une télévision locale.
Des artistes également, comme Nadia, adolescente et fille du chef d'une tribu d'Amazonie en Colombie ; et Pansy, Aborigène d'Australie, symbole de la culture et de l'art de son peuple.
Femmes du monde donnera lieu en 2007 à un livre et à une exposition au musée de l'Homme, rebaptisé pour l'occasion musée de la Femme. Parrain du projet, l'Unesco a nommé Titouan Lamazou "artiste pour la paix".
Diffusion : samedi 23 décembre 2006 à 18:00 (hertzien et TNT) et à 21:35 (câble, satellite et TNT). Dimanche 24 décembre à 16:50 (hertzien et TNT) et à 22:10 (câble, satellite et TNT). Du lundi 25 au vendredi 29 à 17:40 (hertzien et TNT) et à 22:30 (câble, satellite et TNT).
Durée : 15 x 4'
Proposé et présenté par Titouan Lamazou
Réalisation : Marc Jampolski
Production : France 5 / Capitaine Flint
Année : 2006
Programme court
http://www.france5.fr/programmes/articles/arts-et-culture/865-femmes-du-monde.php