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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1095

  • Catégories : Aix-en-Provence(13,Bouches-du-Rhône):séjours

    Lors de mon prochain séjour à Aix, j'essaierais d'aller à Gardanne

      Gardanne

    De 1885 à 1886, pour se rapprocher d’Aix, Cézanne a choisi ce village où il a pu s’installer avec Hortense Fiquet et le petit Paul au 27 cours Forbin. Ce bourg de 2645 habitants lui permet une vie sereine ; il se lie d’amitié avec quelques Gardannais et le petit Paul fréquente l’école communale de garçons. Cette période est ponctuée par deux événements marquants de la vie du peintre : c’est de Gardanne qu’il rompt avec son ami d’enfance Emile Zola et le 28 avril 1886 il épouse sa compagne à Aix, régularisant ainsi sa situation familiale vis à vis de ses parents. Pendant ces quelques mois il s’est attaché à peindre le vieux village perché sur la colline du Cativel. Joachim Gasquet, un ami, écrit : «  il peint sous toutes ses faces ce village de Gardanne enraciné dans son coteau, le clocher rugueux, le troupeau roussi des maisons, les toits brûlés, une masse de grands feuillages mettant toujours une fraîcheur, un puits de lumière verte quelque part dans la chaleur ». En suivant le boulevard Paul Cézanne on peut visiter sur la « colline des frères » le musée de plein air où l’on se rend bien compte avec les reproductions des oeuvres du musée de Brooklyn, du Métropolitan Museum et de la fondation Barnes comment le peintre a cherché à rendre la forme pyramidale du village et sa structure complexe. « La période de Gardanne constitue une période charnière. La structure composite de la ville a servi de prototype à la conception structurale de la peinture que Cézanne était en train de développer » dit John Rewald.
    Voir les peintures
    Le village
    Les alentours

     

  • Catégories : Des expositions, Paris(75,Ile de France):vécu,études

    Eugène Isabey (1803-1886)

     

    Par les ruelles et par les grèves

     

    Eugène Isabey, Rochers à Saint-Malo

    Cette exposition consacrée à Eugène Isabey présente l'exploration inédite des paysages normands et bretons par un artiste dont la palette et la virtuosité font regarder autrement le spectacle de la nature.

    Aile Sully, 2e étage, salles 20-23, jusqu'au 17 Septembre 2012

    http://www.louvre.fr/expositions

  • Catégories : Bonnard Pierre

    BONNARD, ENTRE AMIS.

    expoete2012MATISSE, MONET, VUILLARD...

    20 MAI - 16 SEPTEMBRE 2012

     

    expoete2012Cet été, le musée Bonnard au Cannet présente une exposition temporaire composée de regards croisés entre Bonnard et ses amis, Matisse, Monet, Vuillard...

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  • Catégories : Rousseau Jean-Jacques, Voyage

    Enchantement du paysage au temps de Jean-Jacques Rousseau

    Enchantement du paysage au temps de Jean-Jacques RousseauJean-Jacques Rousseau a développé une vision très particulière du paysage. De ses voyages et de ses promenades, il tire de nombreuses observations liées au relief, à la météorologie ou encore à la botanique. Il mène également une réflexion philosophique, attribuant à chaque paysage des valeurs qui lui sont propres et décrivant ses particularités ainsi que ses qualités. Cette nouvelle approche constitue une transition entre une vision topographique du paysage et l’avènement du paysage émotionnel. Elle trouve sa place en premier lieu dans les textes de Rousseau pour être ensuite reprise par les graveurs et artistes qui la diffusent à travers l’Europe. En accordant une place importante à l’image imprimée, l’exposition sera dédiée à cette transformation de la perception du paysage, entamée par Rousseau. Conçue comme un parcours thématique dans l’Europe du 18e siècle, elle permettra au visiteur de découvrir, à travers l’estampe, cette évolution que l’on remarque notamment dans les représentations de la montagne, de la campagne, de l’eau ou encore de l’air.



    • jeu 28. 06. 12 - dim 16. 09. 12
    • Musée Rath| Place Neuve
    • Ouvert de 10 à 18 h, mercredi de 10 à 20 h. Fermé le lundi
    • Entrée CHF 10.- | CHF 5.-
      Entrée libre jusqu'à 18 ans
    • Inauguration mer 27. 06. 12 18h00

     

    http://www.ville-ge.ch/mah/index.php?content=5.2.1.1.1.1....

     
  • Catégories : A voir, Des évènements, Voyage

    Empreintes d'un voyage au Japon

    Empreintesd’unvoyageauJapon

    Du 1er avril au 31 décembre

    L’exposition est entièrement dédiée à l’œuvre de Mathurin Méheut, né en 1882 à Lamballe. Le peintre, issu de l’école des Beaux-Arts de Rennes, poursuit une brillante carrière à Paris avant d’entreprendre un voyage au Japon en 1914. Durant ce séjour de 5 mois, il observe les paysages et personnages rencontrés à travers les provinces d’Osaka, Nara ou encore Kyôto. Ebloui par la beauté du Japon, il réalise de nombreux croquis, aquarelles et peintures qu’il ramène en France à son retour.

    Ce voyage au Pays du Soleil Levant confirme ses choix iconographiques et marque son style japonisant.

    http://www.bretagne-japon2012.fr/empreintes-d-un-voyage-au-japon/

    A travers estampes et dessins, l’influence du japonisme perdure dans son œuvre : œuvres en obliques, découpage du motif par le cadre, ou le format en hauteur. Du Porteur de palanches à La cérémonie du thé, en passant par Les tortues sacrées, la collection présentée au Musée de Lamballe propose des peintures, dessins et estampes.

  • Catégories : A voir, Des musées, Le paysage

    Musée des Beaux-Arts de Beaune

    L’originalité de la scénographie révélera les collections sous un angle inattendu et insolite. Elle constituera sans aucun doute un véritable événement culturel pour la saison estivale.

    Par une approche et un discours renouvelés, le musée offrira un double parcours au fil des salles, à la fois thématique et chronologique. Les collections pourront être vues et appréhendées d’une manière nouvelle. La confrontation des œuvres se fera en fonction de thématiques ou de sujets iconographiques communs. A l’occasion de ce nouveau regard porté sur les fonds du Musée, certains thèmes ont été privilégiés : l’histoire de Beaune, la représentation du paysage entre le XVIIe et le XIXe siècle, ou bien encore l’Orient qui a fasciné grand nombre d’artistes bourguignons.

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  • Catégories : J'ai lu, Les polars

    "Lieutenant Eve Dallas, tome 1" : de Nora Roberts

    mediumAutant les autres romans de Nora Roberts me laissent indifférentes, autant j’apprécie la série Eve Dallas qui se passe dans les années 2050.
    Le lieutenant Eve Dallas fait passer son boulot avant toute chose dans l’espoir d’oublier son passé extrêmement douloureux. On la charge d’enquêter sur une affaire très délicate: le meurtre de la petite fille d’un sénateur ultra-conservateur devenue prostituée de luxe. Son principal suspect devient Connors, l’un des hommes les plus riches de la planète (et l’un des plus séduisants, évidemment, c’est du Nora Roberts, quand même).
    Vous devinez la suite, bien sûr. Le premier tome n’est pas mon préféré, loin de là. La série se bonifie avec le temps, devenant un peu moins à l’eau de rose une fois le temps de la séduction passé. Le gros point fort de la série sont ses personnages secondaires, tous très bien définis et sympathiques: Peabody, la partenaire de Dallas, fille New-Age sentimentale; Finney, l’ancien mentor d’Eve, toujours en train de grignoter quelque chose; McNabb, le flic excentrique qui craque pour Peabody; Summerset, le majordome de Connors, l’ennemi juré d’Eve (du moins, elle aimerait le croire)…
    Les enquêtes ne sont pas d’un très bon niveau. J’avoue que je lis cette série pour les personnages récurrents (il m’arrive parfois de sauter les passages qui ne sont liés qu’à l’enquête, honte à moi…).
    J’ai mis longtemps avant de me décider à lire un livre de la série Eve Dallas (ben oui quoi, lire du Nora Roberts, ça fait pas vraiment intello, désolée…) mais je n’ai jamais regretté. Avis aux amateurs.

    http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/18748

  • Catégories : J'ai aimé, J'ai lu, Les polars

    Michel Quint :" Triste comme un enfant "(Petits polars du Monde)

    QUINT-2012-ppm

    Écrivain à succès, Stanislas Carpentier s’est spécialisé dans les romans historiques et traîne une réputation de plagiaire et d’usurpateur de la culture. Le coup de téléphone d’une femme inconnue va bouleverser sa vie et ses certitudes. Mais pourquoi accepte-t-il d’aider cette Iulia dont il ignore tout ? En se jetant dans la gueule du loup, Stanislas refuse enfin de tricher avec les autres et, surtout, avec lui-même.

    http://boutique.lemonde.fr/les-petits-polars-du-monde.html

  • Catégories : A lire, CELLES QUE J'AIME, Woolf Virginia

    "Suis-je snob" de Virginia Woolf

    Suis-je snob ?

    Lorsqu’elle contemple son miroir, Virginia Woolf ne lui demande pas si elle est plus belle qu’Oscar Wilde, mais elle y pense…
    « Suis-je snob ? » : de cette question cruciale, la géniale romancière a fait le thème d’une méditation joyeuse et enlevée, exposée à la fin des années trente devant ses amis du Memoir Club. La réponse, évidemment, est affirmative. Car l’acuité du regard de Virginia Woolf impose tout autant à ses romans une sévère critique sociale qu’à sa vie une vigilance absolue en matière de goût.

    L’esthétique de l’existence, que Wilde faisait jouer contre la morale, prend chez elle la valeur absolue d’une exigence à l’égard du réel. Tout alors se réenchante : des « Réflexions sur une voiture » à celles sur « La nouvelle robe », les autres textes qui composent ce volume montrent Virginia Woolf qui laisse libre cours à ses émotions de jeune fille, tout en maîtrisant pleinement son art d’écrivain. Et pourquoi pas ? L’émerveillement ici n’est pas celui d’une consommatrice moderne et ne s’attache pas aux objets ; il signale l’agrandissement du champ de l’expérience. « Le rire, l’humour et la comédie » lui donnent le ton. C’est ainsi qu’avec les instruments de la fiction comme de la théorie, Woolf volette autour de toutes choses, s’enthousiasme, s’extasie, et termine en contemplant en face « La Mort du Papillon ».

    Cinq des sept textes de ce volume sont inédits.
     
  • Catégories : Des expositions, Des musées

    L’Éternel Printemps

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    Cet ensemble fait partie des grandes décorations que Maurice Denis a réalisées pour des particuliers. Le commanditaire, Gabriel Thomas (1854-1932), fait construire en 1895, sur le coteau de Bellevue à Meudon, une vaste demeure en briques roses, de style Louis XIII, qu’il baptisera « Les Capucins ». Lorsque Maurice Denis propose à Gabriel Thomas de réaliser le décor de sa salle à manger, ce dernier lui suggère de s’inspirer de la nature environnante, des vergers et des fleurs que l’on trouve alors à Meudon.

    Le décor se compose d’une suite d’images ravissantes et paisibles qui représentent des femmes au bain, à la fontaine, au jardin, réunies pour la musique ou la conversation. L’impression de douceur est paradoxalement obtenue par la juxtaposition de teintes vives avec des tons pastel et du blanc. Déposées en touches fragmentées, parfois pointillistes, elles harmonisent l’ensemble dans une atmosphère de « rêve blanc ». Les panneaux de L’Éternel Printemps mêlent si étroitement le profane et le religieux que le jardin terrestre idéal se transforme en Éden et la femme, en Madone.

    http://www.musee-mauricedenis.fr/maurice-denis/quelques-oeuvres/article/l-eternel-printemps

  • Catégories : Des expositions

    José Maria Sert : peintre adulé mais trop vite oublié

     

    Par Véronique Prat Mis à jour le 01/06/2012 à 19:04 | publié le 01/06/2012 à 11:39 
    En 1917, Sert peint un ensemble de fresques dans lequel il associe les quatre parties du monde aux quatre saisons (ici, <i>L'Amérique ou l'Hiver</i>). L'artiste est alors en pleine possession de ses moyens et c'est avec brio qu'il mêle plusieurs sources d'inspiration: l'espace théâtrale à la manière de Tiepolo et les mascarades des fêtes vénitiennes... Tout cela, sur fond de gratte-ciel new-yorkais...
    En 1917, Sert peint un ensemble de fresques dans lequel il associe les quatre parties du monde aux quatre saisons (ici, L'Amérique ou l'Hiver). L'artiste est alors en pleine possession de ses moyens et c'est avec brio qu'il mêle plusieurs sources d'inspiration: l'espace théâtrale à la manière de Tiepolo et les mascarades des fêtes vénitiennes... Tout cela, sur fond de gratte-ciel new-yorkais... Crédits photo : Archivo fotográfico Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía,

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  • Catégories : A lire, L'art

    Une stupéfiante méprise

    Une stupéfiante méprise

    Comment un tableau anonyme « allemand xixe siècle », racheté 19 000 $ il y a cinq ans par un collectionneur privé, peut-il s'avérer être aujourd'hui un Léonard de Vinci estimé à plus de 140 millions de dollars ?
    Peter Silverman dévoile pour la première fois les indices qui l’ont mis sur la piste de La Belle Princesse. Il raconte les minutieuses investigations des meilleurs experts et scientifiques internationnaux, de New York à Varsovie, confirmant à présent qu’il s’agit bien du 13e portrait connu de Léonard, sans doute celui de Bianca Sforza, peint il y a plus 500 ans par le maître.

    Un portrait qui dérange

    Si cette découverte fait polémique, c'est surtout parce qu'elle avait échappé à certains experts et sommités des musées mondiaux qui, de fait, ne veulent plus à aucun prix en entendre parler.

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  • Catégories : A lire, Les polars

    "Dernière nuit à Montréal" d' Emily St. John Mandel

    C'est l'histoire de Lilia, enlevée à sept ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C'est l'histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver et de sa fille Michaela, qui rêvait d'être funambule avant de finir dans une boîte minable de Montréal. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa cavale. C'est enfin l'histoire d'Eli, étudiant passionné par les langues et la fragilité des sentiments qu'elles servent à exprimer, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d'elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s'enfuit. C'est dans une Montréal hypnotique que se dénouera cette "histoire de fenêtres brisées et de neige", une histoire en forme d'éclats de miroir brisé qui, une fois reconstitué, dessine une vision déchirante du monde.


    http://www.payot-rivages.net/livre_Derniere-nuit-a-Montreal-Emily-St-John-Mandel_ean13_9782743623791.html

  • Catégories : A lire, Les polars

    "Caché" de David Ellis

    Cache D'une profondeur exceptionnelle, c'est un thriller irrésistible. »
    The Washington Post



    « Un thriller intense, d'une rare sophistication. »
    The New York Times



    Issu d'une famille très modeste, Jason Kolarich a réussi à intégrer un des cabinets d'avocats les plus prestigieux de Chicago, avant qu'un drame personnel ne le contraigne à démissionner. Après une longue dépression, il recommence à travailler à son compte pour des cas mineurs lorsque un certain Mr Smith le contacte et lui propose une forte somme d'argent pour défendre un homme accusé d'homicide. Cet homme, Jason le connaît intimement, c'est son ami d'enfance, Sammy Cutler, qu'il a perdu de vue depuis des années.
    Lorsqu'ils étaient jeunes, la petite soeur de Sammy, Audrey Cutler, avait été victime d'un enlèvement jamais élucidé. Et aujourd'hui, vingt-cinq ans après les faits, Sammy, que l'affaire a profondément traumatisé, est accusé du meurtre du principal suspect de l'enlèvement, Griffin Perlini, un pervers sexuel dont la culpabilité n'a jamais été clairement établie.
    Afin d'obtenir la clémence du jury, Jason n'a d'autre solution que de reprendre l'enquête sur la disparition d'Audrey, avec le soutien du mystérieux Mr Smith, qui semble prêt à tout pour obtenir l'acquittement de Sammy Cutler. Au terme de celle-ci et de ses nombreux rebondissements, il découvrira une vérité totalement insoupçonnée.


    Considéré auxÉtats-Unis comme la nouvelle star du thriller judiciaire et salué par une critique unanime, David Ellis nous offre avec Caché un roman magistral, digne des chefs-d'oeuvre de John Grisham et de Scott Turow.

    «On retrouvera ce livre sur les listes des meilleurs thrillers de l'année. Il ne peut pas en être autrement.»Lee Child



    «Le meilleur roman de suspense que j'aie lu depuis bien longtemps.»James Patterson



    « Une intrigue fascinante, des personnages captivants : c'est un de ces livres qu'on n'oublie pas. »Scott Turow



    http://www.cherche-midi.com/theme/Cache-David_ELLIS_-9782749114699.html

  • Wolinski, 50 ans de dessins

    © Georges Wolinski 2012

    du 28 juin 2012 au 2 septembre 2012 François-Mitterrand / Galerie François Ier

    Dans le cadre des Estivales, la Bibliothèque nationale de France présente plus de 500 dessins originaux de Georges Wolinski choisis parmi sa collection entrée récemment à la BnF, grâce à un don généreux de l’auteur. Georges Wolinski a dessiné pour plus de 40 journaux, produit une centaine d’albums, réalisé publicités et affiches, pièces de théâtre, films, et sketchs télévisés. Rien n’aura échappé au regard et à l’ouïe de cet observateur amusé, marqué par une forte empreinte surréaliste et totalement décomplexé. 
     

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  • Catégories : CE QUI M'ENERVE/ce que je n'aime vraiment pas

    Déplorable:Sex and the mommy

     

    Le “mommy porn” se développe aux États-Unis avec le roman érotique “Fifty Shades of Grey”, d' E. L. James

    Sex and the mommy Photo AP

    La trilogie Fifty Shades of Grey sort en France le 17 octobre.

    Ébullition dans l’édition outre-Atlantique : l’ovni qui bat tous les records de vente au point de dépasser Harry Potter est une trilogie érotique sur fond de sadomasochisme soft ! Les fans de Fifty Shades of Grey ? Principalement des mères de famille... Enquête sur l’émergence d’un drôle de genre littéraire : le mommy porn.

    Depuis quelque temps, les femmes qui poussent la porte de Good Vibrations, sex-shop situé au cœur du quartier financier de San Francisco, ne se ruent plus sur Jack the Rabbit, le sex-toy popularisé par la série Sex and The City. Elles jettent plutôt leur dévolu sur des menottes ornées de froufrous en organdi et tissu satiné (18 dollars la paire). Depuis la sortie de Fifty Shades of Grey, « les kits de bondage pour débutants s’arrachent comme des petits pains », assure Carol Queen, sexologue chez Good Vibrations. Vendue à vingt millions d’exemplaires aux Etats-Unis – et à trente et un millions si l’on inclut les ventes réalisées à l’étranger (le livre sort en France le 17 octobre sous le titre Cinquante Nuances de Grey) –, cette trilogie raconte l’histoire d’Anastasia Steele, étudiante naïve et vierge qui, au lieu de dénicher le prince charmant, tombe amoureuse de Christian Grey,

    jeune homme sublime et richissime, au passé trouble, qui la convertit aux joies et peines du sadomasochisme dans sa red room of pain, la chambre des supplices, en rêvant de sexe « normal. » L’incroyable succès de cette saga soft porn a consacré l’avènement aux États-Unis d’un nouveau genre littéraire, le mommy porn (« porno pour maman »), les mères de famille constituant le gros de ses lectrices. Cinq raisons permettent d’expliquer le phénomène autour de ce roman, dont la prose ne diffère guère de celle d’un roman Harlequin (menottes et cravache en plus).

    Le sadomasochisme n’est plus un tabou

    L’auteur de Fifty Shades, E. L. James (de son vrai nom Erika Leonard), est une Anglaise de 49 ans, mère de deux adolescents, ex-cadre dans une chaîne de télévision, qui ignorait tout du sadomasochisme avant d’écrire sa trilogie et qui confie avoir fait son éducation sexuelle grâce à Wikipedia, comme son héroïne, Anastasia. Au pays de Lady Gaga, mais aussi du puritanisme, le sigle BDSM (bondage, domination, soumission, masochisme), réservé il y a peu encore à un public d’initiés, a fait son entrée dans le vocabulaire des mères de famille, grandes consommatrices de romans à l’eau de rose (la numéro un américaine, Nora Roberts, a vendu plus de quatre cents millions de ses romances). Les ventes en ligne d’accessoires BDSM enregistrées par Good Vibrations ont augmenté de 300 % en quelques mois. « Jamais le BDSM n’a été aussi populaire », assure Susan Wright, porte-parole de la National Sexual Freedom Association (association qui milite pour la liberté sexuelle).

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